La corruption : échec à l’impunité

UN VOTE N’A PAS DE PRIX, IL A DES CONSEQUENCES

Peut-on rester indifférent à ce qui se passe actuellement sur la scène judiciaire ? La réponse par la négative s’impose.
En effet ce n’est pas tous les jours qu’un responsable autorisé du gouvernement, en l’occurrence le ministre de la Justice, met l’opinion publique au courant d’une affaire très grave qui met à nu la triste réalité de notre administration. D’après le ministre de la Justice, l’enquête menée dans le cadre de l’affaire du réseau du trafic de drogue démantelé à Tétouan à révélé l’implication de plusieurs hauts responsables appartenant à différents corps de l’Etat : forces de l’ordre, gendarmerie royale, administration des douanes et, le plus inquiétant, des hauts magistrats.
On ne peut passer sous silence la fermeté avec laquelle cette affaire a été traitée. Pour preuve la levée de l’immunité judiciaire des juges impliqués. Leur incarcération et l’ouverture d’une instruction à leur encontre.
Certes nul pays n’est exempt de corruption, mais chez nous elle a atteint des degrés tellement élevé qu’elle nuit considérablement au fonctionnement normal de l’Etat. Ses effets peuvent être dévastateurs. Elle constitue un frein à la cohésion sociale, ralentit la croissance économique, menace la primauté du droit, profite au crime organisé et nuit au développement économique durable de notre pays comme celui des pays où elle prospère.
Il devient urgent que nos gouvernants se penchent sur la question et mettent en place une stratégie globale susceptible de lutter efficacement contre la corruption avec son corollaire l’impunité.
Et pour rester dans l’air du temps disons qu’il faut faire montre de fermeté à l’encontre de toute forme de corruption et notamment la  corruption électorale qui sape les fondements de notre démocratie, maintient le désordre social et entretient l’impression du «tous pourris». Il faut renverser la tendance à ne plus croire en la démocratie en rappelant à tous que la temps de l’impunité et révolu.